L’information est la base de la sécurité. Suivez nos conseils !
Le phénomène des accidents est principalement lié à un manque de connaissances,
donc à un manque d’informations.
Ce qu’il faut savoir :
- Souvent un être humain pense rendre service en travaillant sous tension sous la
pression de l’utilisateur qui n’est pas informé des dangers de l’électricité.
- Souvent un être humain accepte cette façon de faire uniquement parce que les autres
le font ou par manque d’information.
- L’être humain oublie notamment qu’avec une coupure due à un défaut du distributeur
d’énergie, l’utilisateur est bien plus embarassé qu’avec une coupure programmée.
- L’installateur pense qu’il n’est pas possible de couper une installation secourue,
alors que très souvent elle est en redondance, donc couper est possible.
- Un être humain juge souvent lui-même à tort, du degré de danger pour son intervention,
la loi est claire on ne travaille pas sous tension sans formation.
- Des phénomènes externes peuvent déstabiliser la personne travaillant sous tension
qui l’amènera à l’erreur (par ex. claquement d’une porte, coupure de lumière, etc.).
- Des appareillages existent pour faciliter le travail sous tension, mais un fabriquant
ne l’inscrit pas sur ces modes d’emploi, il y a bien une raison, la responsabilité.
L’avantage de ces produits est simplement qu’ils diminuent le temps de coupure.
- Les personnes munies d’une formation peuvent travailler sous tension et cela nécessite
un équipement qui ne facilite pas les manipulations (masque, gants etc.).
- S’il est souvent dangereux de mettre un tableau sous tension, (car des câbles sortent
de celui-ci et il est difficile d’avoir la certitude qu’ils sont raccordés correctement
à distance) il est aussi parfois dangereux de mettre hors tension un tableau (informatique
etc.). Il faut faire preuve d'une grande attention.
- Cette liste n’est pas exhaustive.
Quelques mesures simples à prendre pour un installateur :
- Informer les utilisateurs et les monteurs des lois en vigueur et sur la règle des
cinq doigts.
- Informer et responsabiliser les monteurs.
- Faire signer à chaque monteur non formé, qu’il n’a pas le droit de travailler sous
tension et le rappeler régulièrement.
- Eviter de modifier un tableau électrique, c’est un métier appelé désormais automaticien,
et il y a aussi le problème de garantie.
- Lire attentivement les normes principalement sur les ensembles d’appareillages à
basse tension.
- Ne pas mettre sous tension un tableau dont le protocole 60-439.1 n’est pas rempli,
ou d’avoir une garantie de décharge du constructeur. Ensuite avant mise sous tension,
celui-ci doit avoir un contrôle OIBT avant sa mise sous tension, car cela reste
la responsabilité de l’installateur.
- Apprendre à dire non (qui a autant de syllabes et autant de lettres que oui et donne
le respect). Proposer des solutions de rechange à l’utilisateur pour une coupure,
informez le du danger en cas de coupure non programmée suite à un accident.
- Contrôler le suivi de l’application des normes en vigueur, sous peine de faire couper
le courant.
- Lire des formulaires et signer des documents sur la sécurité c’est bien, suivre
une formation c’est mieux : www.electrosuisse.ch
- Pour diminuer les risques, même sans formation, il est judicieux d’avoir un équipement
adapté lorsque par exemple on enlève les plastrons d’un tableau.
Une expérience vécue...
Un utilisateur nous avait demandé de ponter trois TI sous tension près d’un jeu
de barres, temps estimé : 30 minutes. En temps normal un installateur le ferait
et ne pourrait guère facturer plus que 60.- en prenant de gros risques. Nous avons
donné les explications nécessaires et le client a respecté notre demande. Il s’est
dirigé sur du personnel formé; deux personnes sont venues et ont appliqué les lois
en vigueur. Après une demi-heure ils ont fait signer le bon de travail d’environ
800.-.
... et les conséquences à tirer
Il faut savoir que la sécurité à un prix, autant pour la protection des personnes
qu’en équipement et en formation. Coût total estimé par personne pour la formation
et l’équipement : 3'500.-. Ce montant est dérisoire en comparaison de la vie d'un homme et
le retour sur investissement est assuré !